La chronique facile du mercredi : Occupy Wall Street et la police

Lorsque les manifestants d’Occupy Wall Street se servent du net afin de se venger de la police et des médias.

On l’a vu dans les deux dernières parties, il y a eu entre Occupy Wall Street et internet un système d’interaction, que ce soit le mouvement qui s’inspire d’internet ou internet qui s’inspire du mouvement. Il est assez évident que ce rapport est lié au fait que ceux qui font des mèmes sur le net et ceux qui ont tentés d’occuper les rues en face de Wall Street sont parfois les mêmes personnes.

Il faut aussi se souvenir qu’il s’agit là d’un mouvement social américain, et que si notre europe à une longue tradition syndicale et manifestante, pour les jeunes « indignés » de new york et leur entourage, il s’agissait sans doute de la première manifestation à laquelle ils assistaient. Et là, comme tout mouvement qui se pense légitime et se battant pour une cause juste, ils pensaient ne pas avoir du problème à revendiquer la justesse de leur cause.

Or, ils se sont vite rendus compte que la police étaient manifestement contre toute forme de manifestation (même pacifique) et que les policiers n’hésiteraient pas à faire usage de la force, même démesurée, contre eux. Cherchant de l’aide des médias pour dénoncer ce qu’il pensaient comme un scandale, ils se sont aussi rendus compte que les médias n’était pas partial et qu’ils préféreraient les répresenter comme des jeunes inconscients que comme des citoyens révoltés.

Découvrant une situation ironique où pour avoir dénoncé un système injuste, ils se font rouer de coup puis mépriser, les indignés d’Occupy Wall Street sont donc allé tout balancer sur le net. Leurs premières victimes furent les policiers dont ils dénoncèrent, sous forme de mème, la façon dont ceux-ci n’hésiterent pas à agir comme des gros bourrins.


« Pour avoir campé sur le trottoir, votre sentance :
la sodomie involontaire. »

 

Plusieurs policiers New-yorkais eurent donc la joie de devenir des figures mondialement célèbre sur le net :

Tony Bologna :


« Matraquage.
Les femmes et les enfant d’abord.
« 

Le 24 septembre, un matraquage de manifestants pacifiques, puis le 26 septembre, deux femmes attaquées au spray au poivre, fut l’oeuvre d’un policier de New York assez zelé. Un Anonymous ayant retrouvé son nom (Anthony Bologny) et balancé une photo de lui à son bureau sur le net, les militants d’Occupy Wall Street ne se privèrent pas de demander


« Je ne matraque pas souvent les gens innocent.
Mais lorsque je le fais mon sexe me semble plus gros. « 


« Matraquez
Tout ce qui bouge !! »


« La force raisonnable ? »
« Nope ! Tony Bologna »


« Vous voulez prendre une photo de moi ?
« Laissez moi le temps de prendre mon spray à poivre. »


« Des citoyens me demande un renseignement ? »
« Il vaut mieux que je prenne ma matraque. »

Rage Face Cop :

Le 15 novembre, alors que les manifestants avaient obtenu le droit de rester sur place, la police de New York décida d’évincer de façon musclée le campement d’Occupy Wall Street. Au cours de cet opération, un des policier fut photographié dans cette posture.

L’image parfaite pour dénoncer la violence policière de cette nuit là.


« Un ordre de la cours dit que vous pouvez rester là ?
J’emmerde la cours : je suis la LOI »


« Le maire viole les ordres de la cour ? »
« Frappez les hippies avec un appareil photo! »


« Menacé par une poétesse de 70 ans ? »
« Eclatez lui les côtes ! »


« T’as une carte de Presse ? »
« J’ai du spray au poivre ! »

Hipster Cop :


« Je n’oublierai jamais le drame du World Trade Center »
« Le 26 février 1993 »

Les manifestants n’ont pas forcément une haine envers la police. Ainsi, lors des manifestations d’octobre, les photos d’un policier habillé à la façon d’un Hipster assez nonchalant fut l’objet de quelques blagues sur la toile.


« Vous avez le droit de garder le silence »
« spécifiquement sur vos goux musicaux pourris. »

Durant le mois d’octobre il fut aperçu en train de trainer autour des militants d’Occupy Wall Street, discutant parfois avec certains de leur soutient comme le guitariste Tony Morello. Cet inspecteur, nommé Rick Lee, ce policier de 45 ans roulant à vélo et végétarien fut interviewé par le magasine GQ, où il avouera qu’il se sent plus comme un « Policier Gentleman » qu’un simple flic.


« J’utilisais du spray poivré »
« Avant que ça ne soit la mode. »


« Les charges retenues contre vous ? »
« Elles sont assez obscure et je pense que vous n’en avez jamais entendu parler. »


« Sépare des manifestants le jour »
« Se rend aux concerts de Bon Iver la nuit. »


« Lorsque j’ai faim avant le repas »
« Je vais chez le vendeur de Donuts vegétariens. »


« Je vais devoir vous lire »
« mon passage préféré de « Infinite Jest » »


« Je n’utilise pas des menottes en métal »
« Je n’en utilise qu’en vinyle. »

Quelques policiers n’étaient effectivement pas contre Occupy Wall Street, et un manifesta d’ailleurs un temps avec les indignés.


« Les policiers de New York ne doivent pas être les mercenaires de Wall Street. »

John Pike :

Celle là n’eu pas lieu à New York, mais lors des manifestations parrallèle, le 18 novembre dernier dans une université californienne. Devant une chaine d’étudiant attachés les uns aux autres, un policier décide de les bombarder constamment avec un spray au poivre (ou spray poivré) une sorte de gaz lacrymogène, afin de les faire partir. En résultera cette photo.

La bohomie du policier utilisant son spray lacrymogène sur des étudiants déjà à terre, fut un appel aux détournements, notamment sur Reddit. Ce policier, nommé John Pike, fut surnommé « Casually Pepper Everything Cop » (le policier qui poivre tout)


« Ce que l’on a vu.
Ce que l’on a pas vu : ils avaient besoin de sauce piquante. »


« Un pokemon endormi vous bloque le chemin »
« Vous utilisez du spray au poivre. C’est super justifié « 


Méchants chatons !!


« Léonardo !
– Ezio, mon ami. J’ai découvert un nouveau gadget qui te permettra de passer à travers la foule sans problème. »
– Une bombe ?
– Mieux. »


« Comment réveiller un bébé »


« Dalek Pike »
« Ex-ter-mi-ner »


« Ne vous occupez pas de moi.
Je suis juste en train d’innonder mes hippies. »


« Tu aime Ludwig Von, hein ? »


« Poivrez TOUS les manifestants. »


« Avant j’étais un aventurier comme toi »
« Mais j’ai pris du spray au poivre en plein visage. »

Lorsque cette histoire s’ébruita une commentatrice de la chaine « d’information » Fox News minimisa l’incident en expliquant que le spray au poivre ne faisait pas de mal car c’était essentiellement de la nourriture. Elle fut l’objet de blagues, elle aussi.


« Les sans abris ?
Essentiellement des campeurs urbains. »


« Utiliser du spray au poivre »
« Essentiellement, c’est comme envoyer un sms »


« Le 11 septembre ?
Un atterissage urbain, essentiellement. »


« La famine dans le monde ?
Un régime global, essentiellement. »


« Les enfants soldats ?
Ce sont des scouts, essentiellement. »


« La torture ?
C’est un sport de contact, essentiellement ! »


« Le cancer de la prostate ?
C’est comme l’appendicite, essentiellement ! »


« L’amputation ?
Une perte de poid, essentiellement. »

L’occasion pour les militants d’Occupy de se venger du mauvais traitement que les journaux et les télévisions accordèrent à leur mouvement.


« Cela ne leur a pris que 20 minutes pour changer l’accusation »
A gauche : « Après les avoir autorisés à franchir le pont de Brooklyn, la police a menoté et arrêté une douzaine de manifestants d’Occupy Wall Street. »
A droite : « Après une escapade sur l’East River, la police a arrêté une centaine de manifestatns d’Occupy Wall Street après qu’il aient marchés sur le pont de Brooklyn. »

Businessman : « Dites « Ils ne savent même pas pourquoi ils protestent. »

Journaliste : « Ils ne semblent même pas savoir POURQUOI ils protestent. »

Derrière : « Les 1% l’on brisé, réparons-le » « Wall Street a fait razzia sur la confiance publique » « Mettons les banquiers en justice » « Boulots » « Arretons le controle des corporations sur le gouvernement » « Arretons le pouvoir des corporations » « Le renflouement de Wall Street c’est le socialisme des forts » « Régulons les banques » « Sortons le $ de la politique » « Faisons revenir l’acte de Glass-Steagall » « La politique de Wall Street a pourri l’économie mondiale » « Nous somme les 99% » « La banque à volé ma maison » « Le fascisme est le mélange du pouvoir des corporations à celui du gouvernement » Mussolini  » « Les banques nous ont pris notre argent » « Une sécurité sociale » « Nous ne devons pas payer leur crise » « Finissons le pouvoir des corporations. »


« Vous vous souvenez du jour où ces gars se sont pris des bombes lacrymos et se sont fait frapper par la brigade anti-émeute ? »
« …. Non, moi non plus. »

(Sur les panneaux : « Dieu hais les juifs » « Repentez vous » « Vous irez en enfer » « Les rabbins détestent les enfants » « Les pds sont des bêtes » « Israel est maudite » « Les USA sont maudits » « Dieu vous déteste » « Pas de paix pour les ensorcelés. » )

Lurk Moar :
Occupy Wall Street
Occupy Wall Street sur Know Your Meme
Tony Bologna sur WeKnowMemes
Le policier au spray poivré sur 20 minutes
Le policier au spray poivré sur Know Your Meme

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